Où est autorisé la GPA

La maternité de substitution, également connue sous le nom de gestation pour autrui, est une pratique de plus en plus courante dans le monde entier. Cette pratique consiste à porter un enfant pour une autre personne ou un couple qui ne peut pas concevoir naturellement ou qui ne souhaite pas porter l’enfant eux-mêmes. Bien que la maternité de substitution soit légale dans certains pays, elle est considérée comme controversée dans de nombreux autres.

L’Europe

GPA en Europe

L’Europe est une région du monde où la maternité de substitution est pratiquée de manière répandue. Toutefois, les lois et règlements varient considérablement d’un pays à l’autre.

Le Royaume-Uni et la Grèce sont deux des pays européens où la maternité de substitution est légale. Les parents d’intention peuvent y recourir sans craindre d’être poursuivis en justice. Les donneuses d’ovules et les mères porteuses sont également réglementées par la loi pour protéger leurs droits et leur bien-être.

En revanche, dans d’autres pays européens tels que la France, l’Allemagne et l’Italie, la maternité de substitution est strictement interdite. Les personnes qui y ont recours risquent des sanctions pénales. Dans ces pays, la loi considère que la maternité de substitution est une forme d’exploitation des femmes et une atteinte aux droits de l’enfant.

En Europe de l’Est, la maternité de substitution est largement pratiquée en Ukraine, où les lois sont plus souples. Les parents d’intention peuvent également obtenir la nationalité ukrainienne pour leur enfant né par gestation pour autrui. Cela en fait une destination populaire pour les couples qui cherchent à recourir à cette pratique.

Asie

La GPA en Asie

En Inde, la maternité de substitution était autrefois très populaire et le pays est devenu une destination privilégiée pour les couples étrangers cherchant à recourir à cette pratique. Toutefois, en 2018, le gouvernement indien a modifié les lois pour interdire la gestation pour autrui aux couples étrangers. Cette décision a été prise pour protéger les femmes indiennes contre l’exploitation et les abus, ainsi que pour éviter les conflits de nationalité qui pourraient survenir lorsque les parents d’intention sont de nationalités différentes.

Le Népal, le Cambodge et la Thaïlande ont également été des destinations populaires pour la maternité de substitution en Asie. Toutefois, ces pays ont également interdit la pratique en raison de préoccupations similaires concernant les abus et l’exploitation des femmes. En outre, ces pays ont également exprimé des inquiétudes concernant la commercialisation et l’exploitation des enfants nés par gestation pour autrui.

Malgré l’interdiction de la maternité de substitution dans ces pays, la pratique est toujours courante dans certaines régions d’Asie, notamment en Chine, en Corée du Sud et au Japon. Toutefois, dans ces pays, la pratique est réglementée et encadrée par la loi pour protéger les droits des femmes et des enfants nés par gestation pour autrui.

Amérique du Nord

GPA - Amérique du Nord

La maternité de substitution est une pratique légale dans certains États des États-Unis et au Canada, mais elle reste controversée dans la région de l’Amérique du Nord en raison des questions éthiques qu’elle soulève.

Aux États-Unis, la légalité de la maternité de substitution varie d’un État à l’autre. Dans certains États, tels que la Californie, la gestation pour autrui est légale et bien établie, tandis que dans d’autres États, elle est strictement interdite. Dans les États où la gestation pour autrui est légale, les contrats de gestation pour autrui sont juridiquement contraignants et les parents d’intention ont des droits légaux sur l’enfant à naître.

Au Canada, la maternité de substitution est légale, mais elle est strictement réglementée. Les contrats de gestation pour autrui ne sont pas juridiquement contraignants, ce qui signifie que les parents d’intention n’ont pas de droits légaux sur l’enfant à naître. Les mères porteuses ont le droit de décider de garder l’enfant si elles le souhaitent, même si cela contredit l’accord initial.

La pratique de la maternité de substitution est controversée en Amérique du Nord. Certains groupes s’opposent à la pratique, affirmant qu’elle peut conduire à l’exploitation des femmes et à la marchandisation des corps. D’autres soutiennent que la gestation pour autrui peut offrir une opportunité de parentalité à des personnes qui ne pourraient pas autrement avoir d’enfants.

Autres

Dans d’autres pays, la maternité de substitution est considérée comme une pratique illégale ou moralement répréhensible. Par exemple, en Australie, la gestation pour autrui est légale dans certains États, mais elle est interdite dans d’autres. En Afrique, la maternité de substitution est rarement pratiquée, mais elle est légale en Afrique du Sud.

 

La maternité de substitution soulève de nombreuses questions éthiques et morales. Les critiques affirment que cette pratique est exploitative et qu’elle peut conduire à la vente d’enfants. D’autres soutiennent que la maternité de substitution est un moyen pour les couples de fonder une famille qui autrement ne le pourraient pas.

En fin de compte, la maternité de substitution est une pratique controversée qui varie d’un pays à l’autre. Bien que certains pays la considèrent comme légale et légitime, d’autres la considèrent comme illégale ou immorale. La question de savoir si la maternité de substitution doit être légalisée et réglementée reste controversée, et il est probable que cette question continuera de susciter des débats dans les années à venir.